Performance – 50′
18h30 - Fondation Louis Moret
CHF 20.- / CHF 15.-
JULIEN ANTOINE BOVIER
FANNY BALESTRO
Performance pulsée où la voix et le violoncelle se font signe, Nous ne sommes qu’en surface explore le corps, ses éclats, sa vibration – l’intimité de la matière qui se tisse jusqu’à l’incantation.
Dans Nous ne sommes qu’en surface, la voix de Julien Antoine Bovier rencontre le violoncelle de Fanny Balestro dans une pulsation continue. Des textes tirés de Pour l’oubli et de Croquis (L’Age d’Homme, 2020) se mêlent à des poèmes inédits pour former une constellation sur une toile musicale composée par Gérard Massini. Un devenir sonore s’établit alors pour laisser place aux fragments de peaux, de silences et de tremblements qui s’y mêlent. Ici, tout affleure, se relie, pulse.
Nous ne sommes qu’en surface déploie un espace où la poésie devient pulsation.
Celle des mots surgit par éclats sensibles, frôlant le corps, la mémoire, la perte et l’intime qui persiste. Celle du violoncelle ouvre des brèches, soutient ou déstabilise la parole, créant une vibration partagée. Les textes, issus de Pour l’oubli (L’Age d’Homme, 2020) et de Disposé[e] du corps (recueil inédit), se mêlent alors à la musique de Gérard Massini ainsi qu’à des moments d’improvisation pour interroger la limite de notre propre langue.
Organisés en constellation, des fragments dispersés gravitent et dialoguent. La musique, elle, pousse les poèmes les uns vers les autres, par nappes, brèches et pulsations. Entre la voix de Julien Antoine Bovier et les cordes de Fanny Balestro, un tissage se construit, de plus en plus serré, jusqu’à ce que la constellation se condense. Peu à peu, un rythme incantatoire s’élève et monte vers Sub rosa amplexus, vers ce qui suspend et fait affleurer le fragile et le discret.
Entre éruption et immersion, la performance vous invite à écouter ce qui apparaît, disparaît, et pulse juste sous la surface.
Lien vers le site web: https://cellulespoetiques.ch/26-03-nous-ne-sommes-quen-surface/